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Revue de presse


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  • 10/07/2020 - Adviso Partners cité en parole d'export dans Challenges daté du 9 Juillet 2020

    L'élaboration de l'édition 2020 du classement des 500 fortu nes professionnelles de Challenges a débuté durant le confinement. « Vous avez pensé à ne pas faire votre classement cette année ? Parce qu'avec la crise sanitaire vous ne pourrez pas estimer les entreprises... », nous interrogeait alors Théodore Masliah, à la tête de Finamas, société foncière estimée à 420 millions d'euros (199e ). Nous pouvons l'avouer aujourd'hui : la pandémie a sensiblement com pliqué notre travail. Mathieu Vedrenne, directeur de Société générale Private Banking France, qui con seil le 40 000 familles « pesant » 61 milliards, nous avait prévenus : « Dans les mois à venir, il sera difficile de mettre une valeur sur les sociétés impactées par le coronavirus. »

    Pourtant, malgré la crise économique provoquée par le confinement, le patrimoine des 500 premières fortunes de France ne s'est pas effondré. Au contraire. A 730 milliards, il n'a jamais été aussi élevé. Mieux, pour la première fois, un actionnaire - Bernard Arnault - passe la barre des 100 milliards de patrimoine, faisant de lui la troisième personne la plus riche du monde. Au total, nos 500 ont largement accru leur poids dans l'économie : ils pèsent l'équivalent du tiers du PIB attendu cette année. Et dix fois plus que ce qu'ils pesaient en 1996, lors de la première édition de notre palmarès. Certes, la hausse de leur patrimoine de 3 % paraît bien faible face aux 7 % de l'an dernier. Mais ce n'est pas avec 2019 qu'il faut comparer cette édition 2020, uuu mais avec 2009, autre année de crise, celle provoquée par les subprimes. A l'époque, la fortune totale de nos 500 avait reculé de 27 % et le nombre des milliardaires était tombé à 33, contre 95 aujourd'hui.

    Pour autant, la pandémie a bel et bien bouleversé le classement. Jusqu'alors, quand une entreprise était cotée, il suffisait de multiplier le cours de son action par le nombre détenues par l'actionnaire à un moment donné. Or, cette année, la Bourse nous a joué bien des tours : entre mi-mars et mi-avril, la chute de 40 à 60 % des cours de plusieurs équipementiers automobiles ou aéronautiques a fait sortir plusieurs « fortunes » de notre sélection. Mais, trois semaines plus tard, la remontée spectaculaire de certains titres les a fait réintégrer le classement.

    Méthodes à l'épreuve Pour les entreprises non cotées, cela a été encore plus compliqué. Pour ses éditions précédentes, Challenges utilisait les mêmes méthodes que les banquiers d'affaires. La rédaction collectait les comptes, isolait les éléments de rentabilité (généralement, l'Ebitda, c'est-à-dire l'excédent brut d'exploitation avant impôts, taxes et dotations aux amortissements), puis leur appliquait des multiples, variables selon les secteurs. La crise sanitaire a tout chamboulé : les multiples ont été bousculés, la rentabilité, menacée. Mais « impossible de passer par d'autres méthodes, comme celle qui consiste à actualiser les flux générés par l'activité, faute de visibilité », constate Laurent Inard, associé chez Mazars et auteur d'une étude sur le sujet.


    « La pandémie a cassé la machine à se projeter dans le temps : on a perdu nos antibrouillards », reconnaît Bertrand Thimonier, fondateur d'Adviso Partners, et conseil d'une trentaine de fusions acquisitions par an.

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