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Revue de presse


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  • 03/07/2019 - L'Américain Heico reprend le sous-traitant electronique Bernier à la barre du tribunal

    L'offre de l'américain n'était pas la mieux-disante de celles retenues pour ce prepack cession, mais elle a reçu l'appui du management du fabricant de connectiques pour les industries civiles et militaires.

    C'est à l'issue d'un processus de vente hors norme que Bernier assure son avenir. Le sous-traitant électronique pour la défense militaire et civile vient de voir ses actifs racheter par la holding industrielle américaine Heico Corporation à la barre du tribunal de commerce d'Evry. Selon nos informations, l'opération se serait nouée pour 21,5 M€ - à mettre en regard d'un Ebitda de 3 M€ et d'un chiffre d'affaires de 10 M€. Pour comprendre les ressorts de l'affaire, il faut remonter un peu le cours de l'Histoire. Le 20 mars, Hélène Bourbouloux est nommée administrateur provisoire de Bernier, puisque l'actionnaire, l'homme d'affaires Alain Le Moullec, est accusé de « mauvais agissements supposés ». S'engage alors une course contre la montre afin de trouver une issue favorable pour l'industriel basé à Brétigny-sur-Orge : ses connectiques sont, en effet, stratégiques pour la défense navale, terrestre, aérienne et l'aéronautique, en travaillant notamment pour Thales et Dassault Aviation. La décision est prise de vendre les actifs de Bernier par la voie d'un prepack cession, mais pour cela, il faut ouvrir une procédure de redressement judiciaire. Ce sera chose faite, à l'issue de la déclaration de cessation des paiements intervenue le 16 mai.

    Sur les quinze candidats repreneurs qui ont remis une lettre d'intention, six ont été retenus : VMI - Jockon, soutenu pour l'occasion par Hivest Capital Partners, BRM avec l'appui de Bpifrance, le FCDE, Rail Industries, Amphenol et Heico - via sa filiale française 3D Plus. Le 2 juillet, c'est donc ce dernier qui a été retenu par le juge, après validation par la Direction générale de l'Armement (au titre des investissements étrangers). Valorisant Bernier 7 fois l'Ebitda, l'offre de Heico n'était pourtant pas la mieux-disante des trois dernières en lice, mais elle avait le soutien du management. A titre de comparaison, le français Rail Industries proposait 30 M€ et l'américain Amphenol mettait sur la table 26 M€. Néanmoins, l'opération pourrait être contestée par Alain Le Moullec. L'actionnaire « défait de son bien » pourrait entamer des recours étant donné l'écart de prix proposé entre les meilleures offres et celle retenue.

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