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Revue de presse


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  • 11/05/2018 - St Mamet, le leader François du fruit en sirop, mis en vente

    St Mamet, leader français des fruits en conserve - aussi appelés fruits en sirop -, est en quête d'un repreneur. Deux ans et demi après son rachat par le fonds Florac, détenu par la famille Louis-Dreyfus-Meyer, l'entreprise s'est adjoint les services de la banque d'affaires Adviso Partners pour l'opération.

    « Cela arrive tôt, j'en conviens. Simplement, je pense que nous entrons dans une taille critique qui ne nous permet pas aujourd'hui d'envisager une accélération aussi forte qu'on le souhaiterait si on ne change pas la surface financière de l'entreprise », explique Stéphane Lehoux, le PDG de cette entreprise installée à Nîmes (Gard), et dont l'usine se trouve quelque 30 kilomètres plus au sud dans la petite cité camarguaise de Vauvert.

    Créée en 1953, St Mamet, contrairement à d'autres acteurs de la filière - bien plus gros qu'elle tels que Materne ou Andros -, maîtrise sur le long terme ses approvisionnements avec les mêmes agriculteurs. En effet, 600 hectares de vergers sont exploités, certains à proximité immédiate de l'usine, par plus d'une centaine d'arboriculteurs membres de la coopérative Conserve Gard, fournisseur exclusif de l'industriel. Un capital sur lequel compte précisément s'appuyer Florac pour bien négocier sa sortie. « Nous avons signé à l'automne un contrat d'approvisionnement équitable courant sur vingt ans avec ces agriculteurs. Le plan prévoit notamment une montée en charge progressive jusqu'à une conversion de 15 % des vergers en bio à l'horizon 2022 », poursuit Stéphane Lehoux, qui souhaite que de nouveaux arboriculteurs rejoignent la coopérative.

    Reprise en octobre 2015, St Mamet, qui réalise environ 100 millions d'euros de chiffre d'affaires et emploie quelque 200 personnes, est au bord de la cessation de paiement quand Florac la rachète au transalpin Conserva Italia. Parce que les précédents propriétaires ont sous-investi dans l'outil industriel, Florac met 12 millions d'euros sur la table pour robotiser son usine de Vauvert, et permettre notamment le conditionnement de compotes, un secteur revenu à la mode après la création des gourdes Pom'Potes par Materne.

    Retour à l'équilibre
    La volonté marquée de Florac de ne pas investir davantage dans la marque - la seule du secteur agroalimentaire à son portefeuille - sonne comme le glas d'une ambition affichée en 2015 par le fonds de constituer un pôle agroalimentaire. À l'époque, le fonds avait embauché Matthieu Lambeaux, ancien président de Findus Europe du Sud, pour raviver une belle endormie. Le dynamique quadragénaire avait amené dans son sillage d'autres professionnels de l'agroalimentaire et l'entreprise avait beaucoup investi dans l'innovation marketing. De l'extérieur, le travail semblait porter ses fruits puisque l'entreprise, après des années de pertes est revenue à l'équilibre. Las, en octobre dernier, alors que l'usine de Vauvert venait juste d'être inaugurée, le dirigeant et une partie de son équipe ont été remerciés sans explication publique. Est-ce une conséquence de ces départs ? La mise en vente de St Mamet est en tout cas annoncée dans le même tempo.

    « Nous étudiions depuis plusieurs mois la possibilité d'une cession partielle ou complète pour donner à l'entreprise les moyens industriels et marketing de ses ambitions. Il se trouve que, dans le même temps, un fonds d'investissement a marqué un intérêt pour St Mamet », avance pour sa part Stéphane Lehoux, qui, depuis, affirme avoir éveillé la curiosité d'industriels français. Selon nos informations, Daucy, Bonduelle mais aussi Materne feraient partie des sociétés en contact avec l'entreprise. Un comité d'entreprise extraordinaire doit être réuni la semaine prochaine dans le Gard.

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