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Revue de presse


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  • 11/05/2018 - La conserverie St Mamet convoitée par plusieurs industriels

    Spécialiste des fruits transformés, l'entreprise est mise en vente par le fonds Florac. Elle emploie 200 permanents et un comité d'entreprise est prévu le 16 mai.

    L'annonce tombe alors que vont débuter les campagnes de récolte de cerises (juin) et de pêches (juillet). St Mamet, leader français des fruits en conserve, est mis en vente par le fonds Florac, qui avait racheté l'entreprise nîmoise, alors au bord de la faillite, en 2015. Un comité central d'entreprise sera organisé mercredi 16 mai. Adviso Partners est mandaté pour piloter l'opération, qui doit aboutir d'ici à fin juin. Plusieurs noms circulent : le hollandais Coroos, le corrézien Valade, Materne, Bonduelle, D'aucy ou encore Conserva Italia, ancien propriétaire de St Mamet.

    Le tout dans un contexte d'inquiétude chez les salariés, après le limogeage de l'ancien dirigeant, Matthieu Lambeaux, et de son staff - une dizaine de personnes - à l'automne dernier. « St Mamet est la seule marque agroalimentaire du portefeuille de Florac. Ils ne sont pas à l'aise dans ce secteur, et veulent se recentrer », indique un proche du dossier. « Ca n'a pas décollé comme prévu, même si St Mamet est une belle pépite, qui maîtrise toute la chaîne de production », enchaîne une autre source. Le retard de livraison d'une machine, l'an dernier, conjugué à l'arrivée d'une offre spontanée de rachat auraient accéléré la décision de revendre.

    Douze millions investis
    En trois ans, le fonds Florac, propriété de la famille Meyer Louis-Dreyfus, a investi 12 millions d'euros dans la robotisation de l'outil industriel de Vauvert. L'entreprise a retrouvé le chemin de la rentabilité, d'après Stéphane Lehoux, président depuis octobre dernier : « L'Ebitda devrait atteindre 3 millions d'euros en 2018, pour un chiffre d'affaires de 100 millions d'euros. » Une quinzaine de recrutements sont en cours (opérateurs, chefs de secteur et ingénieurs). D'après le nouveau business plan, le futur actionnaire va investir 17 millions d'euros d'ici à 2022 dans l'aménagement de trois nouvelles lignes de production.

    St Mamet compte se diversifier notamment dans les coupes en plastique contenant des salades de fruits, avec de nouvelles variétés de fruits (kiwis, papayes, goyaves...), et des solutions de snacking avec des fruits déshydratés, pour rajeunir sa cible de consommateurs. Stéphane Lehoux compte aussi pousser les feux sur la capacité à sourcer des fruits français bio. « Le virage vers le bio est stratégique. Actuellement, nous sommes ralentis dans notre croissance car nous manquons de producteurs bio. L'ambition est d'intégrer dans notre chaîne de nouveaux arboriculteurs bio » qui viendront s'ajouter aux 600 hectares de vergers déjà exploités à travers la coopérative Conserve Gard (150 associés-coopérateurs).

    St Mamet vise un chiffre d'affaires de 140 millions d'euros à l'horizon 2022, en développant notamment la restauration hors domicile et l'export, qui ne pèse actuellement que 3 % de l'activité.

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